Il s'exprimait lors du troisième sommet Russie-Afrique, tenu à Moscou les 28 et 29 octobre 2026, où il représentait le Président Paul Kagame. La rencontre a réuni des dirigeants et responsables africains et russes pour discuter du renforcement de leur coopération dans les domaines politique, sécuritaire, commercial, économique et technologique, ainsi que des investissements.
Dans son intervention, Dr Nsengiyumva a rappelé que l'histoire du Rwanda, particulièrement le Génocide perpétré contre les Tutsi de 1994, a profondément marqué la manière dont le pays appréhende les questions de sécurité nationale. Il a souligné que le Rwanda ne pouvait faire de compromis face aux menaces susceptibles de compromettre son existence et sa stabilité.
" Le Rwanda continue de faire face à une grave menace existentielle liée aux FDLR, un groupe génocidaire responsable du Génocide contre les Tutsi de 1994. Ce qui est regrettable, c'est que ce groupe continue de bénéficier du soutien de l'État en RDC ", a-t-il déclaré.
Le Premier ministre a ainsi insisté sur la nécessité de mettre en uvre les engagements prévus dans l'Accord de Washington, notamment en ce qui concerne la résolution de la question des FDLR, considérée comme un élément déterminant pour rétablir la confiance et consolider la sécurité dans la région.
" Résoudre ce problème, comme le prévoit l'Accord de Washington, est essentiel à la paix et à la sécurité dans notre région ", a-t-il affirmé.
Au-delà de la menace sécuritaire représentée par les FDLR, Dr Nsengiyumva a également évoqué la situation des Congolais d'expression kinyarwanda vivant dans l'Est de la RDC. Il a appelé à combattre les discours de haine et à mettre fin aux actes de persécution et de marginalisation dont ils sont victimes, soulignant l'importance de protéger les populations civiles.
Il a, par ailleurs, rappelé que la recherche d'une solution durable aux conflits dans la région ne pouvait reposer exclusivement sur des interventions militaires, estimant que les efforts de paix doivent également s'attaquer aux causes politiques profondes qui entretiennent les tensions et alimentent les conflits.
Enfin, le chef du gouvernement rwandais a réaffirmé l'engagement de Kigali à respecter ses obligations dans le cadre de l'Accord de Washington ainsi que les processus de dialogue facilités par l'Union africaine, en vue de résoudre les problèmes de sécurité dans la région.



