L'armée et les FDLR gravement mises en cause dans des violations des droits humains – Rapport #rwanda #RwOT

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Selon le rapport du BCNUDH, ces violations comprennent notamment des exécutions, des violences sexuelles, des privations arbitraires de liberté ainsi que des arrestations et des détentions illégales.

Dans les provinces en proie aux conflits armés, le Bureau a recensé 417 violations des droits humains. Parmi elles, 91 sont directement imputées aux agents de l'État, dont 64 aux Forces armées de la RDC (FARDC), six à la Police nationale congolaise et huit aux agents de l'administration pénitentiaire. D'autres violations sont attribuées aux services de renseignement.

Ces violations ont affecté 62 hommes, 25 femmes, 15 enfants et huit autres personnes dont l'âge ou le sexe n'a pas été précisé.

Du côté des groupes armés, les FDLR sont mises en cause dans 20 violations des droits humains ayant fait 43 victimes, dont 37 hommes et six femmes. Les Forces démocratiques alliées (ADF) sont, quant à elles, responsables de 40 violations ayant touché 184 personnes, parmi lesquelles 124 hommes, 11 femmes, 15 enfants et 34 autres dont le sexe n'a pas été précisé.

Les groupes Wazalendo, qui bénéficient du soutien du gouvernement congolais, sont également impliqués dans 37 violations des droits humains ayant fait 98 victimes, dont 37 hommes, 47 femmes, 12 enfants et deux personnes dont l'âge et le sexe n'ont pas été précisés.

Les groupes Nyatura, alliés aux FDLR, sont également impliqués dans 28 violations des droits humains ayant touché 70 hommes, 37 femmes ainsi que plusieurs enfants.

Au total, les groupes armés sont mis en cause dans 326 des 417 violations recensées dans les provinces en proie aux conflits, confirmant leur responsabilité prépondérante dans les atteintes aux droits humains dans ces zones.

Dans les provinces épargnées par les conflits armés, 47 violations des droits humains ont été enregistrées. Les FARDC sont impliquées dans 20 cas, tandis que la Police nationale congolaise est mise en cause dans 19 autres. Les violations restantes sont attribuées à différents services de l'État.

Le Haut-Katanga, Kinshasa et le Lualaba figurent parmi les provinces les plus touchées. Les faits recensés comprennent notamment des arrestations et des détentions arbitraires, des atteintes à l'intégrité physique, des actes de torture et des violences sexuelles.

Au total, le BCNUDH a documenté 464 violations et atteintes aux droits humains en RDC en juillet 2026, ayant affecté au moins 1 081 victimes, soit une baisse de 30 % par rapport aux 657 cas recensés en juin.

Le Bureau appelle toutefois à ne pas interpréter cette diminution comme une amélioration nécessaire de la situation, expliquant notamment que l'insécurité a contraint certaines sources d'information à quitter les zones de conflit, compliquant ainsi la collecte et la vérification des faits.

Il souligne enfin que le manque de poursuites judiciaires effectives contre les agents de l'État responsables de violations contribue à la persistance de ces abus.

Le Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l'homme en République démocratique du Congo a mis en cause les FARDC et le groupe génocidaire FDLR dans des violations des droits humains commises en juillet 2026



Source : https://new.igihe.com/french/larmee-et-les-fdlr-gravement-mises-en-cause-dans-des-violations-des-droits-humains-rapport/

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