Une précision qui n'est pas anecdotique : elle révèle une intention manifeste de neutraliser des figures politiques et militaires identifiées, dans une logique de suppression du pouvoir de résistance et d'opposition.
Le régime de Kinshasa, dans sa quête effrénée de domination et animé par une appétence pathologique pour le pouvoir, semble vouloir briser non seulement des hommes et des institutions, mais la révolution et la détermination d'un peuple tout entier. Mais l'illusion est totale : on ne peut étouffer la volonté collective par la force aveugle, et encore moins par le sang.
Plus grave encore, dans ce massacre ciblé mais indifférent aux vies civiles, une fonctionnaire des Nations unies, Mme Karine Buisset, a été assassinée.
La mort d'un agent des nations unies dans un quartier résidentiel frappé aveuglément, transcende la simple faute militaire : elle constitue un acte qui relève de la responsabilité pénale internationale, un crime de guerre aux conséquences immenses et qui ne peut demeurer impuni.
Le silence assourdissant de la Communauté internationale face à cette tragédie est, en soi, un signe d'une dangereuse complaisance. Ce deux poids, deux mesures, qui tolère la violence contre certains tout en feignant la réprobation ailleurs, met à mal les fondements même du droit international humanitaire et de la justice universelle.
Pourtant, la priorité demeure inchangée : consolider la stabilisation des zones libérées et protéger les populations civiles, qui sont les véritables victimes de ces exactions.
Conformément à l'affirmation réitérée par Corneille Nangaa, et constituant le leitmotiv inébranlable du mouvement, la poursuite intransigeante de la justice et la sauvegarde irréductible de la liberté se présentent comme des impératifs catégoriques, insusceptibles de subir la moindre temporisation ou concession.
Il souligne avec une gravité qui impose l'attention que seule une résistance rigoureusement structurée, conjuguée à une reddition de comptes exhaustive et sans faille est capable de conférer un véritable sens aux tragédies endurées, tout en érigeant un rempart efficace contre la normalisation de la barbarie.
Une telle lutte ne se réduit nullement à une réaction émotionnelle ou circonstancielle ; elle constitue un devoir moral et civique, un impératif éthique fondamental, exigeant que l'impunité ne puisse jamais trouver asile dans l'ombre de l'oubli ni se réfugier derrière l'indifférence.
Il ne s'agit pas d'un simple affrontement : il s'agit d'une offense contre l'humanité, d'un crime contre le droit, d'une atteinte inacceptable à la dignité des hommes et des femmes qui aspirent à vivre en sécurité.
Que nul ne s'y trompe : l'histoire retiendra ceux qui ont frappé aveuglément et elle réclamera, avec implacable exigence, que justice soit rendue.
Tite Gatabazi
Source : https://fr.igihe.com/Goma-sous-les-drones-ou-quand-l-impunite-frole-l-inhumanite.html