Belgique : des perquisitions chez des proches de Félix Tshisekedi dans une enquête pour blanchiment #rwanda #RwOT

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Ces opérations s'inscrivent dans une enquête judiciaire portant sur des soupçons de blanchiment de capitaux, ouverte à la suite de plaintes déposées en juillet 2025 par des organisations de la société civile congolaise.

Selon les informations rapportées par le quotidien belge La Libre Belgique, plusieurs dizaines de policiers ont été mobilisés pour mener simultanément des perquisitions à Bruxelles ainsi que dans différentes communes du Brabant flamand et du Brabant wallon.

Le parquet fédéral belge a confirmé ces opérations, précisant qu'elles avaient été effectuées dans le cadre d'une instruction judiciaire ouverte pour des faits présumés de blanchiment.

Les autorités judiciaires n'ont toutefois pas communiqué l'identité des personnes dont les résidences ont été perquisitionnées, ni précisé si des documents, des biens ou des avoirs financiers avaient été saisis.

Invoquant le secret de l'instruction et le respect de la présomption d'innocence, le parquet fédéral a indiqué qu'aucune information supplémentaire ne serait communiquée à ce stade.

Des accusations liées à l'exploitation des ressources minières

Les perquisitions interviennent plus d'un an après le dépôt, le 8 juillet 2025, d'une plainte auprès de la justice belge contre neuf membres de la famille présidentielle congolaise.

Cette démarche avait été engagée par plusieurs organisations non gouvernementales du Katanga et quatre anciens dirigeants de la Générale des carrières et des mines (Gécamines), entreprise minière publique congolaise, représentés par les avocats belges Bernard et Brieuc Maingain.

Selon les informations publiées à l'époque par plusieurs médias, notamment La Libre Belgique et Le Monde, les plaignants dénonçaient des faits présumés de corruption, de détournement de fonds et d'irrégularités financières liés à l'exploitation des ressources minières dans les provinces du Haut-Katanga et du Lualaba, dans le sud-est de la RDC.

Les accusations concernent notamment les conditions d'exploitation de certains sites miniers, la commercialisation de résidus miniers et l'attribution de contrats de sous-traitance à des entreprises qui, selon les plaignants, entretiendraient des liens avec des proches du pouvoir.

Les organisations à l'origine de la plainte estiment que certaines opérations auraient permis à des intérêts privés de bénéficier de revenus issus de l'exploitation des ressources minières, au détriment des entreprises publiques et des communautés locales.

Ces allégations, qui concernent notamment le secteur du cuivre et du cobalt, restent à établir dans le cadre de la procédure judiciaire.

Le dépôt de la plainte contre neuf personnes ne signifie pas que chacune d'entre elles a fait l'objet d'une perquisition mercredi. Les autorités belges n'ont pas rendu publique la liste des personnes directement concernées par les opérations.

Pourquoi l'affaire est-elle examinée en Belgique ?

Le recours à la justice belge s'explique notamment, selon les représentants des plaignants, par la nationalité belge de certaines des personnes mises en cause.

Dans un entretien accordé au média congolais Actualite.cd, mercredi 14 octobre, l'avocat Bernard Maingain a expliqué que cette dimension avait joué un rôle dans le choix de la juridiction saisie.

L'avocat a également affirmé disposer de témoignages et de documents concernant les pratiques dénoncées par ses clients, tout en refusant de fournir des précisions sur les éléments examinés par les enquêteurs, en raison du secret de l'instruction.

Interrogé sur les perquisitions, il a confirmé qu'elles concernaient des membres de la famille présidentielle congolaise, sans révéler l'identité des personnes visées.

L'instruction ouverte par la justice belge doit notamment permettre de vérifier les faits dénoncés, d'examiner les éventuelles opérations financières suspectes et de déterminer si des infractions pénales ont été commises.

Des accusations contestées par l'entourage présidentiel

Les accusations visant des proches de Félix Tshisekedi avaient déjà suscité des réactions en RDC lors du dépôt de la plainte en juillet 2025.

À l'époque, Thierry Nzonde, chargé de mission du chef de l'État dans la région du Katanga, avait rejeté les accusations selon lesquelles des membres de la famille présidentielle contrôleraient des sites miniers dans cette partie du pays.
Il avait notamment affirmé qu'aucun élément probant ne permettait d'établir l'implication de la famille du président dans l'occupation ou l'exploitation irrégulière de concessions minières.

Les conseils de la famille présidentielle avaient également contesté les accusations, les qualifiant d'infondées et de diffamatoires.

Ces démentis avaient été formulés en réaction aux plaintes déposées en juillet 2025, avant les perquisitions réalisées cette semaine.

Une instruction judiciaire dont les conclusions restent attendues

Les opérations menées en Belgique constituent une nouvelle étape dans cette affaire, qui concerne des accusations portant sur la gestion et l'exploitation de ressources minières en RDC.

Elles ne permettent toutefois pas, à elles seules, de conclure à la commission d'infractions par les personnes mises en cause.

À ce stade, les autorités judiciaires belges n'ont annoncé publiquement ni inculpation ni conclusion sur les responsabilités individuelles dans le cadre de cette instruction.

Aucun élément officiellement communiqué ne permet non plus d'affirmer que le président Félix Tshisekedi est personnellement visé par l'enquête.

La suite de la procédure dépendra des conclusions des investigations menées par les autorités judiciaires belges, chargées de déterminer si les faits dénoncés sont suffisamment étayés pour justifier d'éventuelles poursuites.



Source : https://new.igihe.com/french/belgique-des-perquisitions-chez-des-proches-de-felix-tshisekedi-dans-une-enquete-pour-blanchiment/

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