Couvrant la période du 20 juin au 18 septembre 2026, le rapport fait état d'au moins 44 incidents sécuritaires impliquant les FDLR, ayant affecté 89 personnes, dont 15 tuées.
Les exactions perpétrées par le groupe génocidaire se sont principalement concentrées dans le territoire de Rutshuru, mais ont également été signalées à Masisi, Nyiragongo et Walikale.
Le rapport décrit une série d'exactions perpétrées par le groupe, allant du pillage des civils aux meurtres, enlèvements et disparitions de responsables locaux soupçonnés de collaborer avec l'AFC/M23.
Une famille entière décimée à Rutshuru
Dans la nuit du 2 juillet 2026, des combattants des FDLR ont mené une attaque meurtrière contre la localité de Kabizo/Butare, dans la chefferie de Bwito, à Rutshuru. Le responsable local, identifié sous le nom de Rugamba, a été tué avec son épouse et leurs cinq enfants, faisant de cette attaque un véritable massacre familial, une information confirmée par le porte-parole de l'AFC/M23, Lawrence Kanyuka, dans un post sur X.
Les FDLR sont également accusées de recrutements forcés et de violences sexuelles contre des femmes et des filles.
Les précédents rapports des Nations unies font également état d'exactions perpétrées par les FDLR.
En janvier, le groupe avait notamment mené des opérations conjointes avec des groupes Nyatura, dans un contexte marqué par une multiplication des attaques contre les civils et de nouveaux déplacements de populations.
Entre le 18 mars et le 16 juin, les FDLR ont été impliquées dans 6 % des incidents sécuritaires recensés dans la région. Durant cette période, le groupe a multiplié les actions armées dans les environs de Rutshuru, tout en s'en prenant directement aux populations civiles, notamment à travers le pillage de biens dans la localité de Katwiguru.
Dans la nuit du 18 mai, des combattants des FDLR ont mené une attaque meurtrière à Kabanda, dans le centre de Bambo, au cours de laquelle un homme de 77 ans, Nzirorera Nsekuye, a été tué. À Kabuye, le groupe a également procédé à l'enlèvement de deux civils, Munenge Samuel et Karuhije Innocent.
Malgré ces accusations, les Forces armées de la RDC (FARDC) et les milices progouvernementales Wazalendo continuent d'entretenir une coopération avec les FDLR dans les combats contre l'AFC/M23, selon les éléments rapportés.
Cette situation intervient alors que le gouvernement congolais est appelé à démanteler ce groupe génocidaire, conformément aux engagements pris dans le cadre de l'accord de paix de Washington signé en 2025.
La poursuite de cette coopération et la multiplication des exactions perpétrées par les FDLR constituent ainsi un sérieux facteur de déstabilisation, compromettant les efforts pour mettre durablement fin aux violences et restaurer la sécurité dans l'est de la RDC.

