Le Rwanda et le FMI s'accordent sur un financement supplémentaire de 35,7 millions de dollars #rwanda #RwOT

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L'accord fait suite aux discussions menées du 23 septembre au 6 octobre 2026 entre une équipe du FMI dirigée par Albert Touna Mama, chef de mission pour le Rwanda, et les autorités rwandaises. Le décaissement reste soumis à l'approbation de la direction du FMI et de son Conseil d'administration, qui devrait examiner la revue en décembre.

Lors d'une conférence de presse tenue à Kigali ce 6 octobre, Touna a indiqué que la mise en œuvre du programme était satisfaisante et que tous les objectifs quantitatifs fixés pour fin juin 2026 avaient été atteints.

" Une meilleure gestion des investissements publics et un suivi plus étroit des risques budgétaires permettront de renforcer ces efforts ", a déclaré Albert Touna.

Le gouvernement poursuit parallèlement des réformes destinées à renforcer le cadre d'investissement et à approfondir les marchés nationaux des valeurs mobilières et des changes.

L'économie rwandaise a progressé de 9,7 % au premier semestre 2026, soutenue notamment par les exportations et les entrées de fonds de la diaspora. Les réserves de change restent, quant à elles, équivalentes à environ quatre mois d'importations.

L'inflation demeure cependant une préoccupation majeure. Elle a atteint 15,7 % en août, contre un objectif de moyen terme de 5 % fixé par la Banque nationale du Rwanda (BNR). Le FMI attribue cette situation aux pressions persistantes sur les prix et à la hausse des cours internationaux du pétrole et des engrais, notamment sous l'effet des répercussions de la guerre au Moyen-Orient.

La BNR a réagi par un resserrement de sa politique monétaire. Le FMI appelle à maintenir une politique suffisamment restrictive et guidée par les données afin de ramener progressivement l'inflation vers son objectif.

Albert Touna Mama a indiqué que la mise en œuvre du programme était satisfaisante et que tous les objectifs quantitatifs fixés pour fin juin 2026 avaient été atteints

Le déficit budgétaire en baisse

Par ailleurs, le déficit budgétaire a été ramené à 4,8 % du PIB au cours de l'exercice 2025/2026, grâce notamment à une meilleure mobilisation des recettes fiscales et à la répercussion de la hausse des prix internationaux sur les prix des carburants.

Le FMI recommande néanmoins au Rwanda de poursuivre la consolidation budgétaire afin de préserver son risque modéré de surendettement et de reconstituer ses marges financières.

Il préconise également de renforcer les recettes intérieures, notamment à travers la deuxième Stratégie à moyen terme de mobilisation des recettes, et de mieux prioriser les projets d'investissement financés par des ressources extérieures.

Interrogé sur une éventuelle hausse des impôts, le ministre des Finances et de la Planification économique, Yusuf Murangwa, a déclaré que le Rwanda ne comptait pas principalement sur de nouvelles taxes pour rembourser ses emprunts.

" Nous ne prévoyons pas de rembourser principalement nos emprunts en augmentant les impôts. Nous comptons les rembourser grâce à une économie dont la productivité sera supérieure au montant emprunté ", a-t-il indiqué.

Murangwa a précisé que le gouvernement dispose déjà d'un calendrier fiscal allant jusqu'à environ 2030, régulièrement réexaminé. Selon lui, l'augmentation des recettes pourrait notamment passer par une meilleure administration fiscale plutôt que par l'introduction de nouvelles taxes.

Les grands investissements maintenus

Le ministre a également assuré que le gouvernement n'envisageait pas d'arrêter ses grands projets d'investissement en raison du resserrement des conditions budgétaires. Le rythme de certains investissements pourrait certes évoluer en fonction des conditions de financement, mais cela ne constituerait pas un ralentissement général.

Concernant l'aéroport international de Bugesera, Murangwa a indiqué que le projet avançait conformément au calendrier prévu, avec une mise en service attendue fin 2027 ou début 2028.

Le FMI prévoit en outre une croissance de 7,8 % en 2026 et de 7 % en 2027. Parmi les principaux risques figurent la volatilité des prix des matières premières, les tensions géopolitiques, les chocs climatiques liés à El Niño et le durcissement des conditions de financement internationales.

Le FMI relève toutefois des perspectives favorables, notamment grâce au nouveau cadre d'approvisionnement en carburant conclu avec le Kenya, ainsi qu'à une autre voie d'approvisionnement via la Tanzanie. Ces mécanismes pourraient renforcer la sécurité des approvisionnements et accroître la compétitivité des achats.

L'institution a enfin réaffirmé son soutien au Rwanda dans ses efforts pour préserver la stabilité macroéconomique, réduire l'inflation et poursuivre les réformes prioritaires.

Le ministre des Finances et de la Planification économique, Yusuf Murangwa, a déclaré que le Rwanda ne comptait pas principalement sur de nouvelles taxes pour rembourser ses emprunts
L'accord fait suite aux discussions menées du 23 septembre au 6 octobre 2026 entre une équipe du FMI dirigée par Albert Touna Mama, chef de mission pour le Rwanda, et les autorités rwandaises



Source : https://new.igihe.com/french/le-rwanda-et-le-fmi-saccordent-sur-un-financement-supplementaire-de-357-millions-de-dollars/

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