Dans une publication sur X ce mardi, Makolo a entre autres dénoncé le soutien persistant du gouvernement congolais au groupe génocidaire FDLR.
" Le gouvernement de la RDC reste le principal soutien des FDLR, qui constituent une menace existentielle pour le Rwanda. Peu importe le nombre de mensonges ou de ressources investis dans la propagande pour détourner l'attention du soutien de l'État congolais aux FDLR, ce problème ne disparaîtra pas ", a affirmé la porte-parole.
Elle a également critiqué les sanctions unilatérales imposées par le Bureau de contrôle des avoirs étrangers (OFAC) du Département du Trésor des États-Unis à l'encontre des Forces de défense rwandaises en tant qu'institution, ainsi qu'à quatre hauts gradés des RDF.
Pour Yolande Makolo, le résultat est clair : " prolongation du conflit, escalade de la violence, occasions manquées et, surtout, vies perdues ".
Concernant la situation interne en RDC, elle a souligné que le groupe rebelle AFC/M23 lutte contre la persécution résultant des politiques du gouvernement congolais, qui favorisent les partisans de l'idéologie du génocide.
Elle a notamment pointé les récentes déclarations incendiaires du général Ekenge des FARDC à la télévision nationale, qui constituent un exemple parmi tant d'autres, estimant que ces tensions alimentent la violence ethnique extrémiste qui menace l'ensemble de la région.
" Ces faits ne peuvent être ni déformés ni ignorés dans la recherche d'une solution à la crise ".
Alors que des accords conclus au cours de l'année écoulée, y compris les Accords de Washington, avaient tracé la voie vers une paix et un progrès durables, Yolande Makolo a déploré le fait que la RDC semble préférer la poursuite du conflit à la mise en uvre de ses obligations dans le cadre des processus de paix.
Bertrand Tunezerwe