Le rôle controversé de François Mitterrand au Rwanda ayant favorisé le génocide contre les Tutsi #rwanda #RwOT

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Avec lui s'est éteint le souvenir d'un rôle controversé et critiqué sur la scène internationale, particulièrement en Afrique et au Rwanda, où son action est aujourd'hui jugée comme un passage ayant facilité la mise en œuvre du projet d'extermination des Tutsi.

Le dernier mandat de Mitterrand a coïncidé avec cette période sombre qu'a traversée le Rwanda. Bien qu'affaibli par la maladie, il entretenait des relations étroites avec Juvénal Habyarimana, alors président du Rwanda.

Bien qu'affaibli par la maladie, Mitterrand entretenait des relations étroites avec Juvénal Habyarimana

Fourniture des armes par la France en 1994

L'organisation 'Survie', engagée contre la négation du génocide contre les Tutsi, révèle entre autres le rôle d'un ancien gendarme français et proche collaborateur de Mitterrand, le capitaine Paul Barril, dans la fourniture d'armes et la formation de forces rwandaises responsables du génocide perpétré contre les Tutsi.

Le 28 mai 1994, Barril aurait signé avec le gouvernement intérimaire de Jean Kambanda un accord pour livrer des armes et entraîner des soldats ayant activement participé aux massacres. Le gouvernement rwandais de l'époque aurait accepté de verser à la France trois millions de dollars américains en contrepartie.

Par ailleurs, sous le mandat de Mitterrand, les forces françaises ont été accusées d'avoir assister passivement aux massacres de Bisesero, où environ 50 000 Tutsi furent tués malgré la présence de ces militaires français dans la région.

La 'Zone Turquoise' et le refus d'intervenir

Alors que les forces françaises contrôlaient les régions de Cyangugu, Kibuye et Gikongoro, supposées épargnées, aucune mesure n'a été prise pour protéger les Tutsi qui s'y étaient réfugiés. La Radio RTLM, qui incitait aux massacres des Tutsi, a continué à émettre dans ces zones sous contrôle français, sans que ceux-ci n'interviennent.

De même, les membres du gouvernement génocidaire ont pu, via cette région nommée 'Zone Turquoise', fuir le Rwanda en direction de la République démocratique du Congo.

Sous le mandat de Mitterrand, les forces françaises ont été accusées d'avoir assister passivement aux massacres de Bisesero

Lors d'une audition à l'Assemblée nationale française, le ministre des Affaires étrangères de l'époque, Hervé de Charette, avait justifié cette passivité en affirmant que " les forces françaises n'avaient aucun mandat pour enquêter ou arrêter des criminels ".

Malgré ces critiques, Mitterrand a continué de défendre l'action de ses troupes, déclarant entre autres qu'elles avaient sauvé la vie de milliers de Rwandais.

Exclusion du Rwanda des sommets internationaux

Après la mort de Habyarimana, Mitterrand n'a jamais reconnu le nouveau gouvernement rwandais dirigé par le FPR-Inkotanyi, qui avait permis l'arrêt net du génocide contre les Tutsi et la libération du Rwanda.

En novembre 1994, alors qu'il avait organisé un sommet France-Afrique, réunissant vingt-cinq chefs d'État africains pour discuter des relations avec la France et de la situation en Afrique, y compris le Rwanda, le pays ne fut pas invité.

L'exil des proches d'Habyarimana en France

Dès l'annonce de la mort de Habyarimana, François Mitterrand a fait évacuer son épouse, Agathe Kanziga Habyarimana, et ses enfants vers l'Europe, où ils résident en France depuis 1998. Bien qu'elle fasse l'objet d'un mandat d'arrêt pour son rôle dans le génocide contre les Tutsi, la France a jusqu'ici refusé de l'extrader.

La politique française sous François Mitterrand a largement favorisé la mise en place du projet d'extermination des Tutsi au Rwanda en 1994

IGIHE



Source : https://fr.igihe.com/Le-role-controverse-de-Francois-Mitterrand-au-Rwanda-ayant-favorise-le-genocide.html

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