Selon les informations rapportées, Kévin Bozizé a été interpellé vendredi 2 octobre 2026, vers 10 heures, alors qu'il se trouvait près des Plateaux des Batéké, dans la commune de Nsele, à Kinshasa. Des hommes se présentant comme des agents du renseignement militaire l'auraient arrêté avant de le conduire dans un camp militaire pour l'interroger.
Les interrogatoires auraient porté sur des contacts présumés avec d'anciens responsables de l'armée centrafricaine et sur un éventuel projet visant à préparer un renversement du pouvoir à Bangui.
Kévin Bozizé a rejeté ces accusations, les qualifiant de " farfelues " et sans fondement. Son entourage dément également qu'il aurait rencontré d'anciens officiers centrafricains dans le cadre d'une quelconque entreprise de déstabilisation.
Après son passage dans le camp militaire, il a été transféré au siège des renseignements généraux de la police, où il a passé trois nuits en détention.
Une intervention du HCR évoquée
Kévin Bozizé affirme que le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) et la Commission nationale pour les réfugiés en RDC sont intervenus en faveur de sa libération.
Le HCR et les autorités congolaises n'ont toutefois pas officiellement commenté l'arrestation ni confirmé leur rôle dans cette libération.
Après sa sortie de détention, Kévin Bozizé a déclaré craindre pour sa sécurité. Il envisagerait désormais de solliciter l'asile politique dans un pays éloigné de la Centrafrique.
Kévin Bozizé vit en RDC depuis environ 13 ans, après la chute de son père à Bangui. François Bozizé, arrivé au pouvoir en 2003, a été renversé en 2013 par la coalition rebelle de la Séléka, mettant fin à une décennie de pouvoir.
Depuis son départ de Centrafrique, la famille Bozizé reste liée à la vie politique et sécuritaire du pays. Jean-Francis Bozizé, autre fils de l'ancien président, est notamment recherché pour son implication présumée dans la rébellion lancée en 2020 par son père.
François Bozizé fait lui-même l'objet de poursuites internationales. Il est notamment accusé de crimes contre l'humanité et demeure recherché par la justice centrafricaine.
