La récente destruction de son centre de commandement de drones, établi à l'aéroport de Kisangani, constitue non seulement un revers stratégique majeur mais symbolise également l'érosion de son contrôle opérationnel sur des instruments de puissance supposés garantir sa domination régionale.
Cette opération, parfaitement ciblée et exécutée, a révélé l'exposition vulnérable des mécanismes de surveillance et de projection de force que son pouvoir croyait solidement assis.
Parallèlement, la capture du chef des mercenaires déployés sur le terrain par AFC/ M23 accentue le vertigineux effritement de son dispositif militaire. Ce revers, loin de se limiter à un incident ponctuel, fragilise l'ensemble de l'édifice stratégique qu'il tentait d'ériger dans l'Est du pays, et met en lumière les limites de ses alliances transfrontalières, notamment avec le Burundi, qui semblent désormais se déliter sous la pression des faits et de l'opinion régionale.
Sur le plan politique intérieur, la situation se présente sous les traits d'un carcan sans issue : l'opposition, vigoureusement consolidée, rejette toute velléité de dialogue qui, de sa part, se réduit à un monologue stérile et impuissant.
Le chef de l'État, isolé dans ses tentatives de médiation, voit sa crédibilité vaciller, tandis que ses initiatives de conciliation se heurtent aux murs infranchissables de la défiance et de la contestation.
En définitive, Tshisekedi, acculé de toutes parts, semble confronté à une convergence de crises qui mettent en lumière la fragilité structurelle de son pouvoir. L'érosion simultanée de sa légitimité politique et de sa capacité opérationnelle impose un constat accablant : l'homme fort de Kinshasa se trouve aujourd'hui exposé à l'implacable jugement de l'histoire et à l'épreuve des faits, où toute illusion de contrôle absolu s'efface face à la réalité des dynamiques politiques et militaires du terrain.
Tite Gatabazi
Source : https://fr.igihe.com/Les-fondements-du-pouvoir-vacillent-en-RDC.html