Selon plusieurs médias internationaux, ce contrat, signé en décembre 2025, porte sur la fourniture à l'ICE d'outils et de services destinés à identifier et à localiser des personnes étrangères sur le sol américain.
L'affaire a déclenché une polémique importante en France, notamment auprès de médias, d'associations et de syndicats, qui dénoncent l'implication d'une entreprise française dans des activités jugées moralement discutables.
Sur le plan politique, le ministre français de l'Économie et des Finances, Roland Lescure, a publiquement demandé des explications à Capgemini et réclamé une transparence totale sur le contenu et les objectifs de ce contrat controversé. Il a souligné la nécessité pour l'entreprise d'éclaircir sa position face aux critiques croissantes sur l'utilisation des technologies dans des opérations d'expulsion et de contrôle migratoire.
Du côté de Capgemini, la direction assure que le contrat " n'est pas en cours d'exécution " et qu'il fait actuellement l'objet d'un recours juridique, tout en annonçant la tenue d'un conseil d'administration exceptionnel pour faire le point sur la situation. Selon des messages internes consultés par l'AFP, la filiale américaine a engagé un processus d'examen du contenu et des procédures entourant ce contrat.
Par ailleurs, le PDG de Capgemini, Aiman Ezzat, a déclaré qu'il avait appris l'existence de ce contrat par des sources publiques plutôt que par l'entreprise elle‑même, en raison du fonctionnement autonome de CGS, qui opère sous des règles strictes d'accès à des contrats classifiés aux États‑Unis.
Cette controverse intervient dans un contexte politique déjà tendu autour des méthodes de l'ICE, notamment après plusieurs opérations récentes aux États‑Unis ayant entraîné des critiques internationales sur la politique migratoire américaine et la mort de deux citoyens américains.
IGIHE