Les bombardements ont touché des zones densément peuplées malgré l'accord de trêve et ont ravivé les tensions entre Israël et le mouvement islamiste Hamas.
Selon des responsables hospitaliers à Gaza, les attaques ont frappé des bâtiments résidentiels à Gaza‑City, un camp de tentes de déplacés à Khan Younis ainsi qu'un poste de police, causant de nombreux morts et blessés parmi des civils et des forces de l'ordre. Parmi les victimes figuraient des femmes et des enfants, selon ces sources.
L'armée israélienne a affirmé, dans un communiqué militaire publié samedi, que ces frappes répondaient à une violation du cessez‑le‑feu par des combattants sortant d'un tunnel à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, et que ses attaques visaient des commandants et des sites du Hamas et du Jihad islamique.
De son côté, le Hamas a condamné ces opérations comme étant des violations flagrantes de la trêve et a appelé la communauté internationale à faire pression sur Israël pour qu'il respecte ses engagements.
La reprise de la violence intervient alors qu'une deuxième phase du cessez‑le‑feu prévoit notamment la réouverture du passage frontalier de Rafah, essentiel pour les déplacements et l'acheminement de l'aide humanitaire.
Le cessez‑le‑feu, entré en vigueur en octobre dernier sous l'égide des États‑Unis, a permis de réduire considérablement les combats après des années de guerre meurtrière entre Israël et le Hamas.
Toutefois, les violations répétées des deux côtés, y compris des tirs de roquettes depuis Gaza et des frappes israéliennes en représailles, ont maintenu la tension et fragilisé la trêve.
IGIHE