Quatre autres membres du mouvement ont également péri dans l'attaque. Selon le ministère libanais de la Santé, le bombardement qui a frappé le quartier densément peuplé de Haret Hreik a fait cinq morts au total et 28 blessés.
Un cadre majeur du Hezbollah
Né en 1968 à Beyrouth, Tabatabai avait rejoint le Hezbollah dans les années 1980 et s'était imposé comme stratège militaire. Il a dirigé la Force Radwan et participé à des opérations en Israël, en Syrie et au Yémen.
Après la guerre de 2024 avec Israël, il est devenu chef d'état-major du mouvement. Les États-Unis l'avaient désigné " terroriste mondial " en 2016, offrant 5 millions de dollars pour sa localisation.
L'attaque de dimanche représente la première frappe israélienne sur la banlieue sud de Beyrouth - bastion où le Hezbollah regroupe ses forces militaires et politiques - depuis plusieurs mois et constitue l'un des revers majeurs du Hezbollah depuis la fin de la guerre de 2024.
L'armée israélienne a affirmé que Tabatabai " commandait la majorité des unités du Hezbollah " et travaillait activement à restaurer leurs capacités opérationnelles.
En revanche, plusieurs responsables américains ont indiqué que Washington n'avait pas été informé à l'avance du raid, n'apprenant son déroulement qu'après coup.
Au Liban, l'attaque a été perçue comme une violation du cessez-le-feu de novembre 2024, le président Joseph Aoun appelant la communauté internationale à exercer une pression sur Israël pour protéger la fragile stabilité du pays.
Le Hezbollah a pour sa part dénoncé un " acte perfide " et rendu hommage à un " grand commandant jihadiste ". Mahmoud Qmati, l'un de ses dirigeants, a affirmé que la frappe franchissait " une ligne rouge " susceptible d'entraîner une escalade.
L'Iran a également réagi, condamnant un " lâche assassinat " tout en réaffirmant son soutien au mouvement chiite libanais.
IGIHE
Source : https://fr.igihe.com/Beyrouth-funerailles-du-chef-militaire-du-Hezbollah-tue-par-une-frappe.html