L'aide international s'amenuise en RDC #rwanda #RwOT

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Cette manne substantielle, pivot de nombreux programmes d'assistance et de développement, constitue un levier fondamental pour la consolidation des secteurs stratégiques du pays.

Toutefois, la récente contraction des engagements financiers de certains bailleurs, matérialisée par des restrictions budgétaires d'une ampleur inédite, altère profondément la dynamique d'intervention des organisations non gouvernementales internationales, dont les actions se trouvent dès lors entravées par cette réduction drastique des ressources allouées.

Si ces coupes budgétaires affectent indubitablement les programmes des grandes ONG opérant sur le territoire, c'est néanmoins le tissu associatif national qui en subit les contrecoups les plus sévères. En effet, les organisations congolaises, dont la pérennité repose essentiellement sur ces flux financiers exogènes, se retrouvent désormais dans une situation de vulnérabilité accrue, menacées dans leur existence même par l'assèchement de leurs principales sources de financement.

Cette précarisation, déjà perceptible, risque de s'aggraver si ces restrictions venaient à perdurer, compromettant non seulement la capacité d'intervention de ces entités au service des communautés les plus fragiles, mais également l'ensemble du maillage humanitaire et social du pays, dont elles constituent un maillon essentiel.

Lors de la trente-septième réunion du Conseil des ministres, le Président Félix Tshisekedi, a réitéré avec gravité l'impérieuse nécessité d'adopter sans délai des mesures idoines en réponse à la cessation abrupte des financements octroyés par certains partenaires internationaux.

Rappelant que, depuis l'entame de l'année en cours, plusieurs bailleurs de fonds ont pris la décision unilatérale de suspendre immédiatement leurs contributions financières dans divers secteurs sociaux, le Chef de l'État a souligné les conséquences alarmantes d'une telle interruption.

En effet, cette carence soudaine de ressources extérieures compromet de manière substantielle la continuité des services publics fondamentaux, notamment dans les domaines vitaux que sont la santé, l'éducation, l'assainissement et l'agriculture.

Si cette conjoncture critique n'est pas endiguée avec célérité et efficience, elle entraînera, de manière inéluctable, une aggravation exponentielle d'une crise humanitaire déjà des plus alarmantes.

En effet, la contraction soudaine des ressources allouées aux secteurs vitaux accentuera les disparités sociales et précipitera dans une précarité accrue les franges les plus vulnérables de la population, lesquelles, privées d'assistance et de mécanismes de résilience, se retrouveront livrées à elles-mêmes face aux affres de l'adversité. Une telle dégradation du tissu socio-économique ne manquera pas d'engendrer une exacerbation des inégalités, favorisant l'émergence de tensions sous-jacentes susceptibles de compromettre la stabilité communautaire et d'hypothéquer les perspectives d'un redressement durable.

Les répercussions d'un tel déséquilibre ne sauraient être sous-estimées, tant sur la cohésion du tissu social que sur la stabilité communautaire et les perspectives d'un développement durable et harmonieux du pays.

La RDC s'érige, sans conteste, en l'un des principaux récipiendaires de l'aide internationale en Afrique subsaharienne

Tite Gatabazi



Source : https://fr.igihe.com/L-aide-international-s-amenuise-en-RDC.html

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