La communauté internationale invitée à prendre en compte les mesures de sécurité du Rwanda #rwanda #RwOT

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Ce 2 avril 2025, devant les membres de l'Assemblée nationale française, l'Ambassadeur François Nkulikiyimfura a expliqué et justifié les mesures de sécurité adoptées par le Rwanda en raison de la présence du groupe terroriste FDLR, composé de membres responsables du génocide contre les Tutsis en 1994, et installé à proximité de la frontière.

Il a précisé que, depuis Kigali, les FDLR sont situés à seulement 170 kilomètres, soit la même distance qui sépare Paris de Reims.

" Cela fait maintenant 30 ans que le Rwanda fait face à un problème majeur à sa frontière avec la RDC, une menace qui pourrait compromettre sa sécurité, à seulement 170 kilomètres de notre capitale, soit la même distance que celle séparant Paris de Reims. Face à cette situation, le Rwanda a pris des mesures de sécurité pour protéger son indépendance et sa souveraineté ", a-t-il déclaré.

L'Ambassadeur Nkulikiyimfura a rappelé que les membres de ce groupe s'étaient réfugiés dans l'est de la RDC après avoir commis le génocide contre les Tutsis et s'étaient regroupés dans l'intention de relancer un nouveau génocide.

" Cela fait plus de 30 ans que ces terroristes, responsables du génocide contre les Tutsis en 1994 à la fin du 20e siècle, se regroupent et recherchent des armes pour mener à bien leur projet meurtrier. Autrement dit, ils cherchent à revenir pour commettre un autre génocide contre les Tutsis ", a-t-il ajouté.

Les États-Unis ont inscrit les FDLR sur leur liste des groupes terroristes, et les Nations Unies ainsi que l'Union européenne leur ont imposé des sanctions. Cependant, ce groupe continue d'opérer en toute impunité, bénéficiant du soutien du gouvernement de la RDC.

L'Ambassadeur Nkulikiyimfura a expliqué aux membres de l'Assemblée nationale française que les FDLR collaborent étroitement avec l'armée de la RDC (FARDC) dans le but de déstabiliser la sécurité du Rwanda, tandis que les troupes de la mission de maintien de la paix de l'ONU (MONUSCO) restent passives.

" Je le répète, car c'est un fait avéré : les FDLR sont des partenaires clé de Kinshasa au sein de la coalition des forces de la RDC. Les FDLR et les FARDC constituent une menace directe pour la sécurité du Rwanda. Ils sont non seulement soutenus par la RDC, mais sont également ignorés par la MONUSCO, qui auraient dû procéder à la confiscation de leurs armes il y a 25 ans. ", a-t-il affirmé.

Le 27 janvier 2025, le M23 a pris le contrôle de la ville de Goma après de violents affrontements. À ce moment-là, la coalition des forces de la RDC a bombardé la ville de Rubavu. Bien que les Forces de défense rwandaises aient intercepté plusieurs obus, 16 civils ont tragiquement perdu la vie.

L'Ambassadeur Nkulikiyimfura a expliqué qu'après la prise de Goma par le M23, il est devenu évident que la coalition des forces de la RDC préparait une attaque de grande envergure contre le Rwanda, visant principalement des civils.

" Après la bataille de Goma, il est devenu clair qu'une attaque majeure contre le Rwanda était en préparation. Cette offensive aurait été menée par les FDLR/FARDC, les groupes Wazalendo, les forces du Burundi, l'armée de la SAMIDRC et des mercenaires européens, principalement originaires de Roumanie, y compris d'anciens membres des forces armées françaises opérant à l'étranger ", a-t-il déclaré.

L'Ambassadeur a également mentionné que, dans un rayon de moins de cinq kilomètres de la frontière rwandaise, de nombreuses armes, munitions, mortiers, missiles sol-air et drones avaient été découverts, tous destinés à être utilisés dans cette attaque de grande envergure contre le Rwanda.

L'Ambassadeur du Rwanda en France a souligné l'importance pour la communauté internationale de prendre en compte les mesures de sécurité du Rwanda

Alain Bertrand Tunezerwe



Source : https://fr.igihe.com/La-communaute-internationale-invitee-a-prendre-en-compte-les-mesures-de.html

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